Le bildstock de Hombourg Budange

c'est un bildstock à 3 niches, 


​situé,4 Grand'Rue à Hombourg Budange ; Moselle ; Lorraine ; France 










​la partie supérieure est surmontée d'une croix et de deux personnages, peut-être Marie et Jean?
éléments sans doute surajoutés.
 








































​​Sur l'avant,

Saint Georges


terrassant le dragon avec sa lance

La légende le fait naître à Cappadoce contrée de l'actuelle Turquie.
Il passa un jour par Silcha, ville de la province de Libye. Il y avait à côté de cette cité un étang vaste comme la mer, à côté de laquelle habitait un dragon dont le souffle empuantissait l'air et faisait mourir les habitants de la ville. Comme il était impossible de le tuer, les habitants passèrent un marché avec le dragon: ils lui donneraient tous les jours deux brebis, en échange de quoi il ne s'approcherait pas de la ville et ne tuerait personne de son souffle. Ceci fut fait. Mais, la ville venant à manquer de brebis, on envoya désormais une brebis et un jeune homme ou une jeune femme à la place.

Vint le jour où la fille du roi fut désignée. Au comble du malheur, le roi demanda à ses sujets huit jours de réflexion. Mais les huit jours étant passés et le dragon ayant fait de nouvelles victimes, la fille du roi dut partir à son tour vers l'antre du dragon.

Par chance, la jeune fille croisa saint Georges sur son chemin. Emu par le récit de la jeune fille, celui-ci décida d'attaquer et de vaincre le dragon, avec l'aide du Seigneur. Il fit le signe de croix, prit sa lance et chargea le dragon.

Le dragon vaincu, saint Georges demanda à la jeune fille de passer son foulard autour du cou de la bête. Elle fit comme saint Georges lui avait dit et put alors promener le dragon à travers la ville comme on promène son chien. La population de la ville n'en était pas moins terrorisée de voir le monstre circuler à l'intérieur de ses murs. Aussi saint Georges leur proposa un marché : ils se feraient tous baptiser, en échange de quoi il tuerait définitivement le dragon.

Et toute la ville, grosse de vingt mille habitants sans compter les femmes et les enfants, se fit baptiser et saint Georges trancha d'un coup d'épée la tête du dragon et fit porter le corps en dehors de la ville.
Et le roi fit élever dans la ville de Silcha une grande église en l'honneur de Marie et de Saint Georges.


La légende dorée de Jacques de Voragine.




 

on retrouve le dragon comme ici sur le bildstock de Diding









​sur le côté gauche,

Saint Nicolas et les 3 enfants dans le panier




































​sur la droite,
saint Hubert


On retrouve Saint Hubert descendu de cheval, agenouillé devant le cerf miraculeux qui porte un crucifix entre ses bois.

D'après la légende, Hubert sans souci des devoirs de la religion, et poussé par la passion de la chasse, aurait osé chasser un vendredi Saint à l'heure où les fidèles priaient.

Hubert, né vers  606 était fils d’un duc d’Aquitaine et sa famille était issue du sang des rois mérovingiens. On le dit apparenté à Charles Martel.Il épousa Floribane, fille de Dagobert.

En 688 il abandonne le duché d’Aquitaine à son frère pour se consacrer totalement à Dieu. Il déploya son activité à répandre l’Evangile et à combattre les mœurs païens à travers le Brabant et les Ardennes. Il devint evêque de Liège- Maestricht et Tongres , il est  décédé vers 727.


Pour tout savoir sur la légende de Saint Hubert, voir l'ouvrage la rage et Saint Hubert par Henri GAIDOZ 1887

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57666431/f34.image








​le cerf qui porte un crucifix entre ses bois.






 écusson avec le soc et le coutre,  qui sont l'emblêmes professionnels du paysan (on retrouve un écusson semblable sur le bildstock de Diding)
la date portée sur le fût 1753, année de restauration ou année d'édification ? 
La croix aurait pu être érigée entre 1600 et 1700 ?
on ne retrouve aucune inscription sur le monument.



​ici écusson figurant sur le bildstock de Diding