FAUQUENOT Emile Désiré

 Dans le cadre de La Grande Guerre, étude de Emile Désiré FAUQUENOT, cousin germain de Jeanne Célina FAUQUENOT épouse CARPENTIER, mère de Jean Victor CARPENTIER (mon beau-père).

Fauquenot  Emile Désiré est né le 28 février 1897 - Paris 11ème, 75, Paris


Contrôleur civil, engagé volontaire pendant la Grande Guerre à 17 ans, au 115 ème Régiment d’Infanterie, il est chargé par le service de renseignement de missions spéciales dans les territoires envahis.

Il dirige le  1 er bureau de la direction de Maastricht de mai 1915 à son arrestation par les Allemands.

Les noms de FAUQUENOT et CREUSEN étaient bien connus de la police secrète Allemande pendant les premières étapes de la guerre. Tous les deux avaient donné beaucoup de soucis, non seulement comme espions, mais aussi comme agents de sabotage. Ils avaient fait sauter des ponts et avaient continuellement maintenu les sentinelles allemandes sur le qui-vive, lorsqu’elles surveillaient leurs lignes de communication en Belgique.

En mai 1916, arrestation de BIRCKEL, FAUQUENOT, CREUSEN, tous agents du service français S.R.F


Il est incarcéré pendant 2 ans à la  geôle de Saint-Léonard (prison de la Citadelle de Liège), où il fait la connaissance de Marie BIRCKEL où ils communiquaient d’une cellule à l’autre. A noter, la prison de St-Léonard était divisée en deux sections, l'une destinée aux détenus arrêtés pour des délits criminiels par la Police Belge, l'autre aux espions et autres prisonniers politiques arrêtés par la Police Secrète.

Du fond de sa prison de Liège, Emile FAUQUENOT se préoccupait de constituer un service d’espionnage. Par l’intermédiaire d’un gardien polonais, et d’’un employé de la prison il envoya des mots au Père DESONAY.

BIRCKEL, FAUQUENOT et CREUSEN avaient comme objectif d’entretenir des relations suivies avec le Corps d’Observation Anglais pour éviter de nombreuses autres arrestations.


Par la suite, toujours avec la complicité du gardien polonais, les Chefs de la Dame Blanche (la plus grande des organisations de service secret des alliés) feront évader FAUQUENOT et son collègue CREUSEN, qui  en mars 1918 se laissèrent choir du haut des toits de la Prison.
                                

Evasion de la prison de Liège (28-3-1918)

Emile FAUQUENOT  écrit :

« Après 22, 21 mois d’une détention cellulaire débilitante, je parvins à m’évader avec CREUSEN.
Dans la nuit du 28 mars 1918, grâce à la complicité du PolonaisMarva
Szeszycki, gardien de la prison.
Pour donner le change à la sentinelle, nous avions confectionné des mannequins que nous avions placés dans nos lits. Evitant un premier gardien, nous avons gagné une cellule située au second étage, comme les nôtres et qui, dans une trappe, communiquait avec le grenier de la prison.
Du grenier nous sommes passés sur le toit, par une lucarne. Evitant la 2 ème sentinelle qui patrouillait dans la cour, nous sommes descendus du bâtiment principal, puis, du mur extérieur, à l’aide de cordes que nous avions faites de nos draps, et en fixant ces cordes sous  la pierre de taille qui dominait le mur d’enceinte avec les crochets qui tenaient les gouttières de jardin et que nous avions arrachés.
Au pied du mur extérieur, rue Mathieu Laensberg, MM Dewé (16, rue Coupée , Liège) et Chauvin (58, rue Wazon Liège) prévenus par billet de notre évasion, nous attendaient, surveillant , revolver en poche, la 3 ème sentinelle de garde à cet endroit qui, au moment où nous avions franchis le mur, nous tournait le dos, a quelques mètres. MM Dewé et Chauvin nous conduisirent 6, rue Tournant St Paul, dans une maison que gardait Mlle Joséphine Louwet, (actuellement domiciliée, 20 Rue Trappé à Liege), en l’absence des propriétaires partis en Angleterre. Nous sommes restés 3 mois dans ce refuge, où nous visitèrent fréquemment et assurèrent notre subsistance :  Mlles Weimerskirch et Durieu, MM Dewé et Chauvin.
Tandis que Monsieur Dewé nous faisait chercher un passage pour gagner la Hollande, M. Joassin (domicilé, 94 rue du Bois, Liège), nous conduisit de temps à autre, à la tombée  du jour, chez le coiffeur Herpin (actuellement 9, rue St Severin, Liège) qui nous
grimait."



Il resta aux côtés des membres du Réseau Dame Blanche où il fut associé jusqu’à l’armistice à la direction technique du service de critique et synthèse des rapports d’observations.

https://www.google.fr/#q=la+dame+blanche+r%C3%A9seau

Quelque mois après la fin de la guerre il épousera Marie BIRCKEL qui avait été arrêté avec lui.

"Ce livre dit le Général WEYGAND est l'aventure de deux jeunes Français presque deux  enfants, que les hasards de la destinée rejetèrent de l'autre côté du front dans les premiers jours de la guerre. Parvenu à sortir du territoire envahi, leur désir de servir les y ramena pour accomplir une obscure et périlleuse besogne qui ne pouvait leur apporter ni gloire, ni profit. Aider nos armées à déchirer le voile qui recouvrait l'ennemi et permettre par là, de payer moins chèrement la victoire fut leur seul mobile, et la satisfaction du devoir rempli leur seul récompense."
Emile FAUQUENOT est aussi l'auteur d'un ouvrage intitulé :

Un héros alsacien, Joseph Zilliox
édité en  novembre 1920 chez Desclée, de Brouwer.


Emile Fauquenot était un agent travaillant pour le Corps d’Observation Anglais et c’est en prison qu’il connut Zilliox.

Joseph Zilliox est un Alsacien d'Offendorf, ancien batelier, enrôlé malgré lui dans l'armée allemande, qui en 1916 est envoyé au bureau allemand du port de Liège. Il s'empare d'un petit remorqueur allemand,  TANNA, est transporte en Hollande 42 passagers. Malgré le danger, Zilliox déserteur de l'armée allemande, acceptera de revenir à Liège sous un déguisement pour une  mission spéciale, mais il sera arrêté et condamné à mort. Il sera exécuté à la Chartreuse le 23 juillet 1923.


En janvier 1921 il est admis dans le corps « des conseillers contrôleurs en Syrie et avec son épouse Marie BIRCKEL, ils quittent la France pour le Moyen Orient où pendant 26 ans  il remplit des fonctions techniques et consulaires en Syrie et au Liban.


Rallié à la France libre dès l’appel du 19 juin1940, il reçut le Général de Gaulle avec son épouse à DAMAS .
Servant d'abord dans l'administration des mandats de Syrie et du Liban, en particulier comme Conseiller du Ministre Syrien pour l'Intérieur, Emile FAUQUENOT sera
nommé en 1941 délégué du Haut Commissaire au Levant pour la Syrie du Nord. Il sera  conseillé du gouvernement syrien pour le ministère de l’intérieur  puis délégué pour la France Libre pour le nord Syrie à Alep  de 1941-1945.
A son départ en Syrie  il est
nommé en 1947 délégué du Haut Commissaire pour la zone maritime du Tonkin à Haïphong
Il sera ensuite
nommé au Maroc "Chef de la Région Civile de Casablanca".


Lettre écrite par Emile FAUQUENOT après 92 jours de détention
DECORATION Emile FAUQUENOT


1 LEGION D'HONNEUR
2 CROIX DU COMBATTANT14-18
3 CROIX DES TOA 39-45
4 MEDAILLE DE LA RESISTANCE
5 CROIX DES SERVICES VOLONTAIRES DE LA RESISTANCE
6 CROIX DU COMBATTANT 39-45
7 MEDAILLE DES EVADES 14-18
8 CHEVALIER DE LA FRANCE LIBRE
9 MEDAILLE DE L'INTERNEMENT POUR FAIT  DE RESISTANCE
10 PALMES ACADEMIQUES
11MERITE AGRICOLE
12 OUISSAM ALAOUITE (MAROC) APRES 1936
13 ORDRE DU MERITE (SYRIE)



Emile FAUQUENOT possédait une quatorzième médaille, qui ne figure pas sur la photographie

                                                         14 LA "BRITISH EMPIRE"

Dans les années 1944 ou 1945 les Anglais ont raté un attentat contre Emile Fauquenot, du coup, le couple a renvoyé la médaille au Roi.


 NAMES OF FRENCH AND BELGEN SECRET SERVICE AGENT



GENEALOGIE

FAUQUENOT Emile Désiré (° 1897  + 1966 )
2  FAUQUENOT Francois Emilie (° 1865  x 1894  + 1951 )
3  HACKAERTS Catherine Amélie (° 1869  x 1894  + 1961 )
4  FAUQUENOT Jean Nicolas (° 1832  x 1855  + 1900 )
5  FRANCOIS Marie Virginie (° 1836  x 1855  + 1907 )
8  FAUQUENOT François Christophe (° 1794  x 1819  + 1875 )
9  MASSON Marie Barbe (° 1786  x 1819  + 1858 )
10  FRANCOIS Nicolas Joseph (° 1795  x 1825  + 1850 )
11  BRICE Marie Anne (° 1796  x 1825  + 1872 )
16  FAUQUENOT François (° 1754  x 1785  + 1818 )
17  JONAUX Marie Barbe (° 1760  x 1785  + 1840 )
18  MASSON François (° 1753  x 1783  + 1809 )
19  STAVELOT Anne Catherine (° 1758  x 1783  + 1816 )
20  FRANCOIS Jean François (° 1767   + 1801 )
21  CLAUDE Marie Jeanne (° 1765   + 1817 )
22  BRICE Pierre (° 1772  x 1798  + 1835 )
23  COLSON Marie (° 1776  x 1798  + 1835 )



FAUQUENOT Jean Nicolas
(16 novembre 1900 - 25 septembre 1918)

Médaille Militaire - Croix de guerre 14- 18
  Emile Désiré Fauquenot avait aussi un frère

FAUQUENOT Jean Nicolas,
né le 16 11 1900 à Paris XIIe (75)
engagé comme volontaire en 1918,  soldat au 49e Régiment d'Infanterie
courageux et dévoué, tué par l'ennemi le 25 09 1918 à Allemant (Aisne 02) se servant d'un fuisil mitrailleur, est resté à son poste malgré un gros bombardement, bléssé, il n'a pas voulu quitter ses camarades, il est tombé glorieusement au cours du combat.
Médaille militaire et croix de guerre avec palme.

Son nom figure sur le monument aux morts de Pinon Aisne 02.

le monument aux morts de Pinon

 Parmi les ancêtres de Emile Désiré FAUQUENOT
nous retrouvons

FAUQUENOT François Christophe ° le 10 août 1794 à Avillers en Meurthe et Moselle
x MASSON Marie Barbe ° 06 01 1786 à Bouligny



ce François était pendant la période mars 1814-juin 1815, soldat, Régiment : TRAIN D'ARTILLERIE, il avait 20 ans.

François s'est marié en 1819, après avoir participé aux guerres Napoléoniennes.

En 1860, il écrit à l'Empereur Napoléon III pour demander un secours, expliquant qu'étant parti de Metz le 17 avril 1814, il a rejoint le 1er bataillon du train d'artillerie. Il a assisté au blocus de Glogau, Silésie, en Prusse, où il a eu le genou gauche cassé par une roue, l'empêchant désormais de se livrer à aucun travail.

Sur le certificat délivré le 9 septembre 1869, il est précisé qu'il est ..."arrivé au 1er bataillon bis du train d'Artillerie (1747) le...1er avril 1813......parti en congé illimité....le 15 septembre 1814. 


Il est titulaire de la médaille de Sainte Hélène.

Informations transmises par Nicole FAUQUENOT


http://gw.geneanet.org/nfauquenot?lang=fr;pz=benoit;nz=fauquenot;ocz=0;p=francois+christophe;n=fauquenot


au recto,  
partie centrale,
la tête de Napoléon

 au verso 

cercle extérieur,

CAMPAGNE DE 1792 A 1815

au centre,
A
SES
COMPAGNONS 
DE GLOIRE
SA DERNIERE PENSEE
STE HELENE
5 MAI 
1824




si Emile Désiré FAUQUENOT est son  arrière petit-fils,
un autre arrière petit-fils,
FAUQUENOT Louis Paulin
 s'engagea lui-aussi dans le conflit 1914-1918.
Né le 27 12 1895 à Bouligny, Meuse, Sergent 4e R.IC Régiment d'Infanterie Coloniale, il  a été tué à l'ennemi le 25 09 1915 à Massiges 51 Marne.

Son nom figure sur le monument aux morts de Bouligny(55Meuse).


généalogie ascendante de Fauquenot Louis Paulin

1  FAUQUENOT Louis Paulin (° 1895  + 1915 ) 
2  FAUQUENOT François Louis  (° 1845  x 1893  + 1906 ) 
3  GOEURIOT Marie Léocadie (° 1854  x 1893 ) 
4  FAUQUENOT François Nicolas Alphonse (° 1822  x 1845  + 1895 ) 
5  MARTIN Alexise Virginie  (° 1823  x 1845 ) 
8  FAUQUENOT François Christophe (° 1794  x 1819  + 1875 ) 
9  MASSON Marie Barbe (° 1786  x 1819  + 1858