AUSCHWITZ-BIRKENAU

AUSCHWITZ BIRKENAU


Classé au patrimoine culturel mondial.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, pendant cinq ans, le camp d'Auschwitz suscitait la terreur parmi la population des pays occupés par les nazis. KL Auschwitz avait été créé en 1940 afin d'y regrouper les prisonniers politiques polonais. 

Au début, il devait servir d'instrument de terreur et d'extermination des Polonais.
Avec le temps, les nazis ont commencé a y diriger les hommes de toute l'Europe, pour la plupart Juifs, citoyens de différents pays, mais aussi les prisonniers de guerre soviétiques et les Tziganes.
Parmi les prisonniers on trouvait des Tchèques, des Yougoslaves, des Français, des Autrichiens, des Allemands et des gens d'autres pays.
Jusqu'à la fin du fonctionnement du camp les Allemands envoyaient au camp des transports de prisonniers polonais.

La porte d'entrée avec l'inscription cynique "Arbeit macht frei" (Le travail rend libre).
C'est par cette porte que chaque jour les prisonniers partaient au travail et c'est par elle qu'ils revenaient plus de dix heures après.


KL Auschwitz était le plus grand camp de concentration construit par les nazis pour les Polonais et pour les prisonniers d'autre nations. Il était destiné à tous ceux que le fascisme hitlérien condamnait à l'isolement, à l'exténuation pseudo-médicales, et aussi à une mort immédiate à la suite d'exécutions collectives ou individuelles.
Depuis 1942, le camp d'Auschwitz est devenu en même temps le plus grand centre d'extermination des Juifs d'Europe. La plupart des juifs déportés au camp d'Auschwitz ont été assassinés dans les chambres à gaz directement après leur arrivé au camp. Souvent la sélection était faite si rapidement que les noms (déportés) n'ont pas été enregistrés. C'est pour cela, qu'il est extrêmement difficile d'établir le chiffre exacte des victimes des crimes nazis.
Une urne avec les cendres provenant du terrain du camp rappelle aux visiteurs le sort de ceux qui y ont été déportés.


  


A KL Auschwitz furent exterminés les citoyens de nombreux pays, de différentes nationalités, de diverses convictions politiques ou religieuses, la population civile.
En 1941, le Reichsführer SS Heinrich Himmler a désigné le camp d'Auschwitz comme le lieu d'extermination totale de la population juive. Rudolf Höss, commandant du camp cite dans ses mémoires les paroles de Himmler en expliquant la motivation de celui-ci :
"Les endroits d'extermination situés à l'Est ne seront pas suffisants pour réaliser nos objectifs de grande envergure. C'est pourquoi j'ai désigné à ce but Ausschwitz, tout aussi bien en raison de sa situation géographique que pour son réseau ferroviaire. D'autre part, il sera facile de masquer et d'isoler ce terrain".
Au début de 1942, les nazis commencèrent l'extermination massive des Juifs.
Les premiers transports des Juifs condamnés à être exterminés arrivèrent à Auschwitz de la partie orientale de la Haute Silésie, puis du Général Gouvernement et à partir du printemps de la même année, commencèrent à affluer les convois de Slovaquie, de France, puis de Belgique, des Pays Bas, en automne,  d'Allemagne, de Norvège, de Lituanie et d'autres pays conquis par l'Allemagne nazie.
Presque aussitôt après l'agression hitlérienne contre l'Union Soviétique, furent déportés à Auschwitz les prisonniers de guerre soviétiques, ce qui constituait une flagrante violation des droits internationaux.
D'après le nombre de numéros attribués à ces prisonniers on a établi que 12 000 d'entre eux se sont enregistrés dans le camp. Pendant 5 mois qui suivirent, 8320 furent assassinés, dont une partie dans les chambres à gaz, d'autres fusillés, et d'autres encore périrent exténués. L'une des preuves de ce crime est le registre des décès, conservé dans les Archives du Musée, dont plusieurs pages sont exposées dans la vitrine. Les rubriques dans lesquelles on notait à des intervalles de 8 à 10 minutes les raisons fictives et les heures des décès méritent une attention particulière.
KL Auschwitz était aussi le lieu d'extermination de près de 21 000 Tziganes. Les livres d'écrou volés et dissimulés par les détenus du camp, prouvent, cet autre crime prémédité des nazis.

La plupart des juifs condamnés à l'extermination dans le camp d'Auschwitz, arrivaient au KL. Auschwitz persuadés qu'ils trouveraient des terres où ils s'installeraient en Europe Orientale. On trompait ainsi les Juifs de Grèce, de Hongrie auxquels les nazis vendaient de fictifs lots de terre, des fermes, des magasins inexistants, ou en leur offrant du travail dans des entreprises industrielles fictives. C'est pour cela aussi que les déportés amenaieint avec eux les biens les plus précieux.




La distance qui séparait les pays où ces personnes étaient arrêtées et le camp d'Auschwitz atteignait parfois 2400 km. Le voyage s'effectuait le plus souvent dans des wagons de marchandise verrouillés. Durant le trajet, les prisonniers ne recevaient aucune nourriture. Entassés dans les wagons, les gens restaient ainsi enfermés 7 ou même 10 jours. C'est pourquoi, au moment où l'on ouvrait les wagons, souvent, une partie des déportés, des vieillards et des enfants étaient déjà morts, et d'autres se trouvaient dans un état d'épuisement extrême. 
Les trains s'arrêtaient à la gare des marchandises d'Auschwitz, et à partir de 1944, sur une plateforme de déchargement à Birkenau, spécialement conçue à cette fin. C'est ici que les officiers et les médecins de la SS procédaient à la sélection des déportés en dirigeant ceux qu'ils considéraient comme aptes au travail vers le camp et les autres vers les chambres à gaz. D'après les témoignages de Rudolf Höss on dirigeait vers les chambres à gaz de 70 à 75 % des personnes déportées.
L'exposition présente plusieurs photographies qui appartiennent à un album comptant près de 200 photos réaliées en 1944 par l'un des SS à Brzezinka lors d'une action d'extermination des Juifs déportés de Hongrie.

Sur le plan qui représente en rouge les lieux où les hitlériens commettaient leurs crimes massifs, c'est-à-dire les places où avaient lieu les exécutions, les chambres à gaz, les crématoires, les fosses et les bûchers d'incinération.

Sur une maquette d'une chambre à gaz et du crématoire II, on voit les gens qui entrent dans un vestiaire souterrain. Ils sont calmes car après sélection les SS les ont assurés qu'ils devaient prendre un bain. On leur ordonnait d'enlever les vêtements et ensuite on leur ordonnait d'entrer dans une autre salle qui imitait les bains. Au plafond était installées des douches factices par lesquelles l'eau ne coulait jamais. On faisait entrer environ 2000 victimes dans la chambre à gaz d'une superficie de 210 m2. Après avoir verrouillé les portes de la chambre, les SS versaient le Cyclon B par les lucarnes qui se trouvaient dans le plafond. En l'espace de 15 à 20 minutes les gens mourraient. On retirait aux cadavres les dentiers en or, on leur coupait les cheveux, on enlevait les boucles d'oreille, les bagues. Ensuite on transportait les cadavres jusqu'aux fours crématoires qui se trouvaient au rez-de-chaussée ou, quand ces derniers n'arrivaient pas à incinérer un tel nombre de cadavres, on les mettait dans les fosses d'incinération.


On trouve trois photos prises en secret en 1944 par l'un des prisonniers. Ces photos représentent des femmes poussées dans les chambres à gaz et l'incinération des cadavres dans des fosses.

Le Cyclon B était produit par les usines "Degesch" qui gagnait de la vente de ce gaz près de 300 000 marks entre 1941 et 1944.

Seulement à Oswiecim, dans les années 1942-43, les Allemands ont utilisé 20 000 kg de Cyclon B. D'après les paroles du commandant Höss, pour tuer 1500 personnes il fallait 5 à 7 kg de gaz. Dans les dépôts du camp, après la libération on a trouvé des boîtes encore pleines.

On trouve plusieurs documents - ordre de mission pour les chauffeurs de camions qui partaient du camp d'Auschwitz à Dessau chercher le Cyclon B.






 

En libérant le camp d'Auschwitz, l'Armée Rouge trouva dans les dépôts près de 7000kg de cheveux emballés dans des sacs. C'était ce qui restait des cheveux que la direction du camp n'avait pas eu le temps d'expédier dans les usines au fond du III è Reich.

L'analyse des cheveux trouvés à Auschwitz, effectuée à l'Institut d'Expertise Légale a démontré que dans les cheveux examinés on a constaté la présence de cyanure, élément principal des produits portant le nom de cyclons. A l'aide de ces cheveux, les usines allemandes fabriquaient de la toiles de crin et des matelas. Les balles trouvées à Kietrz, exposées maintenant dans la vitrine d'une des salles ont été soumises à une analyse à l'Institut de Médecine Légale. Les résultats de cette analyse ont prouvé qu'il s'agissait de cheveux humains, probablement de cheveux de femme.
Les dents en or extraites aux personnes assassinées, étaient ensuite fondues en lingots et expédiées au Centre Sanitaire SS. Les cendres humaines qui restaient après incinération servaient d'engrais ou bien étaient versées dans les étangs et les rivières.
Tous les biens emportés par les prisonniers dans le camp étaient triés, puis stockés et ensuite envoyés au fond du III è Reich pour les besoins des SS, la Wehrmacht et de la population civile. Les SS de la garnison du camp profitaient aussi des objets provenant des personnes tuées dans les chambres à gaz. Plusieurs demandes par écrit dans lesquelles de leur affecter une voiture d'enfant ou une layette ont été conservées. Bien qu'on continuât à expédier tout le temps du Reich les trains remplis d'objets confisqués, les dépôts débordaient, et les tas de bagages non triés s'accumulaient.

Lorsque le fin de la guerre devenait imminente, les SS vidaient hâtivement les dépôts, en envoyant les objets les plus précieux. A quelques jours de la libération du camp, les SS ont mis le feu à tous les dépôts pour effacer les traces de leurs crimes. 30 baraques ont été détruites, et dans celles qui ont échappées à l'incendie on a trouvé après la libération des milliers de paires de chaussures, des vêtements, des brosses, des blaireaux, des tas de lunettes et de prothèses.

Une partie des prisonniers qui arrivait en convois au KL Auschwitz était dirigée directement vers le camp sans avoir subi de sélection. Pour la plupart ils y périssaient à cause de la famine, d'un travail exténuant, des punitions affligées par les SS, des conditions hygiéniques et sanitaires effroyables, des maladies et des épidémies. Le jour de leur arrivée, le chef du camp leur annonçait qu'"ils étaient arrivés dans un camp de concentration d'où l'unique sortie menait par la cheminée du four crématoire". Parmi les personnes qui étaient désignées au camp se trouvaient aussi, peu nombreuses, celles qui étaient arrivées avec les convois massifs de Juifs et qui sur avis des médecins SS avaient été jugées aptes au travail lors de la sélection.

Aux nouveaux détenus on confisquait leurs vêtements et tous les objets qui leurs appartenaient, on leur coupait les cheveux. Ils devaient subir une désinfection et un bain, puis chaque prisonnier était marqué d'un numéro et était inscrit dans les registres. Au début chaque prisonnier était marqué d'un numéro et était inscrit dans les registres. Au début chaque détenu était photographie en trois positions. En 1943, chacun d'entre eux portait un tatouage. Le KL Auschwitz était le seul camp de concentration nazi où l'on tatouait sur l'avant bras gauche des prisonniers le numéro d'immatriculation.

Selon les raisons de l'arrestation les prisonniers portaient des triangles de différentes couleurs qui, avec les numéros, étaient cousus sur leurs vêtements de camp. Une partie des prisonniers portait des triangles rouges, ce qui voulait dire qu'il s'agissait de prisonniers politiques. Les prisonniers Juifs portaient une étoile formée d'un triangle jaune croisé avec le triangle de couleur correspondant à la raison de leur arrestation; Les Tziganes portaient des triangles noirs, de même que les prisonniers considérés comme asociaux par les nazis. Les commentateurs de la Bible (Témoins de Jéhovah) avaient des triangles violets, les homosexuels -roses et les criminels des triangles verts.




Les vêtements des prisonniers, appelés tréillis,n'étaient pas suffisants pour se protéger du froid. Les sous-vêtements n'étaient changés qu'une seule fois par mois et les détenus n'avaient pas la possibilité de les laver. Tout cela contribuait à répandre de différentes épidémies et surtout celle du typhus abdominal et exanthématique et celle de la galle.
Durant toute le période du KL Auschwitz on a enregistré dans les écrous environ 400 000, hommes de différentes nationalités, des prisonniers de guerres russes, des criminels de droit commun, et des prisonniers qui restaient dans le bloc n° 11 et étaient à la disposition du tribunal à procédure sommaire auprès de la  Gestapo de Katowice.


Les aiguilles de l'horloge du camp comptaient sans merci les heures monotones de la vie du prisonnier ; du gong du matin jusqu'au gong du soir, d'une écuelle de soupe à l'autre, du premier appel jusqu'à celui où le corps du prisonnier était compté pour la dernière fois.

 L'un des moments les plus éprouvants de la vie de camp était le moment de l'appel. Ceux-ci parfois plusieurs heures ou même plus de dix (par exemple celui du 6 juillet a duré 19 heures). Les autorités du camp ordonnaient souvent des appels disciplinaires lors desquels les détenus devaient rester à genoux ou accroupis et il arrivait aussi qu'on leur ordonnait de garder les bras levés au-dessus de la tête pendant plusieurs heures.


A part les exécutions et les chambres à gaz, le travail était un moyen pour exterminer les détenus. On les employait dans différents secteurs. Tout d'abord ils travaillaient à l'agrandissement du camp, au nivellement du terrain, ils construisaient de nouveaux blocs et baraques, de nouvelles routes, et ils travaillaient aussi sur l'assèchement du terrain. Puis, l'industrie du III è Reich a commencé à exploiter de plus en plus la main d'oeuvre à bon marché des prisonniers.

 Souvent on ordonnait aux prisonniers d'exécuter tous les travaux au pas de course, sans un moment de repos. La vitesse avec laquelle on exécutait le travail, les rations alimentaires insuffisantes ainsi que les coups de bâton et les chicanes augmentaient le taux de mortalité. Quand les équipes de travail (kommando) revenaient au camp, on traînait et on transportait sur des brouettes ou des chariots les détenus tués et blessée de coups de bâton ou de pelle. Les prisonniers travaillaient entre autres à l'extraction du charbon, à la production des armes, des produits chimiques,  à la construction et à l'agrandissement des entreprises industrielles.

 La valeur nutritive de la ration quotidienne d'un prisonnier était de 1300 à 1700 calories. Pour le petit déjeuner, le détenu recevait d'ordinaire un demi litre de succédané de café noir, pour le déjeuner environ 1 litre de soupe sans viande préparée souvent avec des légumes avariés. Le souper constitait en un morceau de pain noir, mal cuit (300 à 350 gr), 30 gr de margarine, de saucisson ou de fromage, et une tisane.

Le travail exténuant et la faim contribuaient à l'épuisement total de l'organisme. Les prisonniers souffraient d'une maladie spécifique d'inanition qui se terminait souvent par la mort. Les photos exposées ont été prises au lendemain de la libération et elles représentent des prisonniers qui pesaient entre 23 et 35 kg.






A Auschwitz se trouvaient aussi des enfants qui devaient subir le même traitement que les adultes. Il s'agissait surtout des enfants juifs, tziganes, polonais et russes. La plupart des enfants juis périssaient dans les chambres à gaz directement après l'arrivée au camp. Certains d'entre eux seulement étaient dirigés au camp où ils étaient astreints à un travail particulièrement pénible, d'autres encore, comme par exemple les jumeaux, servaeient de cobayes aux expériences criminelles pseudo-médicales. Les enfants étaient inscrits dans les régistres d'écrou et on les marquait souvent en tant que prisonnier politique. On peut voir leurs photos qui ont été retrouvé par l'arrivée de l'Armée Rouge.

Les détenus des premiers convois dormaient sur la paille jetée par terre. Plus tard sont apparues les paillasses.200 détenus dormaient dans une salle prévue pour 40 - 50 personnes.
Les châlis à trois étages n'ont pratiquement rien changés quant aux conditions épouvantables qui régnaient dans les baraques. Les prisonniers dormaient deux par deux sur les grabats. Des morceaux sales de couvertures déchirées leur servaient de literie. Les prisonniers en fonction avaient des conditions de logement un peu meilleurs car ils dormaient d'habitude dans des pièces individuelles.
Dans le camp principal, la plupart des détenus habitaient dans des blocs construits en briques et à Birkenau dans des baraques sans fondations construites à même le sol marécageux.


Le climat paludéen d'Auschwitz, les mauvaises conditions de logement, la famine, les vêtements misérables, sales et non désinfectés qui ne protégeaient pas contre le froid et qui étaient rarement changés - tout cela favorisait les maladies et les épidémies qui décimaient les prisonniers. De nombreux malades qui se présentaient à l'infirmerie du camp ne pouvaient y être reçus, vu le manque de place. Alors les médecins de la SS effectuaient plusieurs sélections parmi les malades et parmi les convalescent qui se trouvaient à l'hôpital ainsi que parmi les prisonniers des autres blocs. Les prisonniers épuisés et ceux qui ne pouvaient espérer un prompt rétablissement étaient dirigés vers les chambres à gaz ou bien étaient tuées par des injections de phénol. C'est pour cette raison que les prisonniers appelaient l'infirmerie "l'antichambre du crématoire".

A Auschwitz, comme dans les autres camps de concentration, les médecins SS effectuaient sur les détenus de nombreuses expériences criminelles. Ainsi par exemple le professeur dr. Carl Clauberg) afin de mettre en place une méthode rapide d'extermination des peuples slaves a fait de nombreuses expériences sur des femmes juives, au block 10 du camp principal. Le dr. Joseph Mengele, dans le cadre des expériences génétiques et anthropologiques soumettait à des expériences variées les enfants jumeaux et les personnes mutilées. A Auschwitz on a fait aussi différentes sortes d'essais d'application de nouveaux médicaments et substances - on frictionnait la peau des détenus avec des substances toxiques, on effectuait des greffes de la peau, etc. Des centaines de prisonniers, hommes et femmes ont trouvé la mort lors de ces expériences, et chez ceux qui ont survécu on a constaté d'importants troubles de santé ou de lésions durables.

Devant le "Mur de la Mort les SS ont fusillé des milliers de détenus, en particulier des Polonais. Les SS appliquaient aussi la bastonnade et la suspension au poteau qui consistait à tirer d'en haut le condamné par les bras tordus derrière le dos.

Le système des punitions administrées par les SS dans les camps de concentration nazis était l'un des éléments du programme d'extermination planifié et réalisé avec préméditation. Le prisonnier pouvait être puni pour n'importe quelle raison. Cela pouvait être le fait d'avoir cueilli une pomme, d'être allé dans les lieux d'aisances pendant le travail, d'avoir échangé une de ses dents en or contre un morceau de pain, d'avoir travaillé trop lentement selon l'avis du SS. On appliquait aux déténus des bastonnades, on les suspendait au poteau, les bras liés derrière le dos, on les incarcérait dans les cachots, on les condamnait à un travail disciplinaire, à des exercices disciplinaires, "rester debout" ou on les dirigeait vers les commandos de représailles. Les prisonniers affectés aux commandos de représailles recevaient des rations alimentaires diminuées et étaient obligés d'effectuer les corvées les plus dures et les plus éprouvantes comme par exemple vider les étangs des joncs, creuser des canaux de drainage, niveler le terrain.